Aéroport de nice : une « ferme solaire » de 6 000 m2
De l’énergie, oui, mais propre et renouvelable, s’il vous plaît ! Les écologistes purs et durs ne sont plus les seuls à entonner ce refrain. Tout le monde s’y met aujourd’hui, enfin, presque. Tant mieux pour la planète.
Souvent accusé d’être un pollueur, l’aéroport veut, lui aussi, s’ériger en modèle. En 2009-2010, une des plus grosses « fermes solaires » de la région Provence Alpes Côte d’Azur va y voir le jour. Plus de 6 000 m2 de panneaux photovoltaïques seront installés sur la toiture du parking P5, en face du Terminal 2. Le marché vient d’être attribué et les travaux débuteront à la fin de l’été.
Ils se dérouleront par tranche afin de ne pas gêner l’exploitation de ce parc autos fréquenté par des milliers d’usagers.
La consommation d’un village de 700 personnes
L’énergie solaire ainsi captée permettra de produire 1 gigawatt. Un chiffre correspondant à la consommation électrique annuelle d’un village de 700 personnes.
« Cette électricité sera revendue à EDF, lui seul est en mesure de stocker cette énergie que nous allons fabriquer le jour mais dont nous aurons besoin surtout la nuit », souligne Frédéric Gozlan, directeur général des études et services techniques.
L’aéroport apportera ainsi sa contribution à la bataille lancée pour assurer l’indépendance énergétique des Alpes-Maritimes, un département toujours à la merci d’une méga-panne, comme celle survenue le 3 novembre dernier.
Plus modestement, une vingtaine de capteurs solaires équipent les pylônes lampadaires sur certains parkings, pour assurer l’autonomie de ce type d’éclairage.
Des efforts donc réels, même si l’aéroport ne pourra jamais produire toute l’énergie qu’il consomme ! Cette ville dans la ville où travaillent 5 000 salariés, dévore 45 gigawatts soit 45 millions de kW par an, soit la consommation d’une ville moyenne de 25 000 habitants. La ferme solaire en projet ne produira qu’un seul gigawatt. C’est peu, mais si d’autres fermes voient le jour dans la région, demain, ce sera beaucoup.
Des capteurs de luminosité
« Nous avons bien conscience que produire ne suffira pas, il faut aussi économiser. Nous avons lancé un plan qui commence à porter ses fruits. Depuis 2003, nous avons diminué notre consommation électrique de 15 % ».
L’aéroport est ainsi doté d’un système de capteurs de luminosité qui autorégule la puissance de l’éclairage intérieur. Il n’y a pas de petites économies.