La maison « basse énergie » enfin au prix du marché
Les solutions pour une meilleure prise en compte de l’environnement ne manquent pas… la démarche HQE en est une. Le promoteur constructeur Trecobat n’a d’ailleurs pas attendu le Grenelle de l’Environnement pour la mettre en œuvre. Ce groupe familiale basé dans le Finistère s’attache effectivement depuis de nombreuses années à développer des concepts de maisons « basse énergie ».
En répondant point par point aux 14 cibles de la démarche HQE, le groupe de promotion et de construction Trecobat a réussi à concevoir la maison « environnementalement » idéale. Il s’agit aussi bien de qualité de vie intérieure : confort thermique (l’hiver et l’été), éclairage, acoustique, traitement de l’air ambiant ; que d’impact sur l’extérieur, contribution au paysage, économe en énergie, en eau,… « Notre différence en tant que bâtisseurs réside dans le fait que nous avons intégré le HQE dès la phase de conception de nos maisons, ce qui veut dire que nous pouvons par la suite proposer un cahier des charges tout à fait réaliste et facilement exécutable par des professionnels du bâtiment » explique Fabrice Treguer, directeur commercial et marketing du groupe Trecobat. Le prix à la vente, terrain compris, des 12 maisons du lotissement de Menguen à Brest actuellement en cours de construction, oscillera entre 235 000 et 265 000 euros, un prix sensiblement égal au coût d’une construction standard réalisée par Trecobat. Sur les 12 maisons, quatre d’entre elles sont à ossatures bois, leurs surfaces habitables vont de 94 à 110 m². Alors comment le promoteur a pu t-il obtenir ces performances ?
La gestion de l’énergie
« Construisons un bâtiment performant pour que le chauffage ne soit plus un problème mais une véritable source de confort » rappelle le promoteur. L’objectif étant de descendre la facture énergétique des particuliers à moins de 5 €/m². Comment ? Tout simplement en éliminant les déperditions, en traitant les ponts thermiques par rupteur en périphérie des planchers béton et en mettant en place des dalles isolantes aussi bien verticales qu’horizontales (pose de ouate de cellulose en vertical rejoignant l’isolant horizontal, limitant ainsi considérablement l’impact du froid extérieur sur l’atmosphère ambiante intérieure de l’habitat). « L’exposition des baies vitrées tournées vers le sud/sud-ouest est un bon compromis entre la surface éclairée qui apporte de la lumière, et la déperdition de chaleur créée par le vitrage. En effet, un vitrage est 2,5 fois moins performant qu’un mur en terme d’isolation. Mais lorsque la pièce est bien « tournée », l’ensoleillement compense la perte de chaleur » relève l’architecte du programme de lotissements.
Chaque maison est également équipée d’une VMC (ventilation mécanique contrôlée) hygroréglable, à très faible consommation. Cette dernière fonctionne plus ou moins vite suivant l’occupation de la maison. Les grilles d’entrée d’air s’ouvrent ainsi en fonction de l’état d’hygrométrie des pièces occupées. Ce dispositif est en outre peu consommateur d’énergie, le moteur ne puisant que 15 W/h au lieu de 45 W/h. Mais le « plus » de la maison « basse énergie » est son système de pompe à chaleur aérothermique qui permet de restituer jusqu’à 3 fois plus d’énergie qu’elle n’en consomme en captant les calories de l’air extérieur. Cette production d’énergie renouvelable assure l’alimentation en eau chaude pour le chauffage de l’habitat, par le plancher chauffant BT (basse température) du rez-de-chaussée, à 35° d’une part, par les radiateurs de l’étage, à 55°, d’autre part, mais aussi pour l’alimentation en eau chaude domestique et sanitaire (cuisine, lavabo, douche, baignoire, …). Le coût de consommation d’une pompe à chaleur aérothermique est d’environ de 2 euros par m2 habitable et par an. Un système de chauffage par rayonnement beaucoup plus efficace et agréable que le chauffage par convection, car on chauffe des masses et non pas de l’air.
Préserver les ressources
Le promoteur Trecobat a prévu quatre dispositifs qui permettront aux occupants des maisons HQE de Menguen de maîtriser au mieux leur consommation d’eau, un limiteur de pression dès l’arrivée d’eau dans la maison, des robinets à limiteur de débit, des chasses d’eau à double débit (de 3 à 6 litres d’eau), une récupération des eaux de pluie. L’eau de pluie ainsi récupérée ne serra destinée qu’à l’arrosage du jardin et aux WC.
La sixième cible du HQE concerne les déchets d’activité où il a été prévu dans le garage, l’intégration de trois poubelles pour le tri sélectif des déchets familiaux (verres, plastiques et déchets ménagers). Un composteur individuel de déchets recevant les végétaux et autres épluchures de légumes est fourni par le groupe Trecobat. Au niveau du chantier également, un tri sélectif est opéré au niveau des déchets produits, avant de les acheminer vers une déchetterie ou en centre de tri. La préfabrication des maisons à ossature bois dans un atelier du groupe Trecobat permet de limiter d’autant les déchets de chantier, le bruit sur le chantier et les rotations de camions. Enfin, la préférence de fournisseurs et artisans locaux a pour objet de limiter les transports éloignés. De même, Trecobat favorise dans la mesure du possible, l’utilisation des matériaux de construction recyclables. C’est pourquoi il n’est utilisé que du PVC pour les menuiseries extérieures. En revanche, il a été privilégié les blocs béton, matériau 100 % recyclable à terme, lors d’une déconstruction. En matière de durabilité, le promoteur propose une couverture des toitures en ardoises. Le schiste étant un matériau naturel. Parallèlement, il utilise pour le bardage en bois des maisons, du Red Cedar, dont la particularité est d’être imputrescible et sans traitement.
En terme paysager, il est apparu naturel que l’unité architecturale du lotissement soit en harmonie avec les constructions voisines, du type bretonne avec des toitures à deux pentes et une conception en pignons. Mais cela reste un projet évolutif, c’est-à-dire que les maisons présentent toutes un garage avec un toit plat, afin de permettre une extension possible.
Améliorer le confort
Le confort est jugé à plusieurs niveaux, l’hygrothermique : le plancher chauffant ne dessèche pas l’air ambiant et chauffe par rayonnement les masses de l’habitat, les radiateurs à l’étage dispose d’un robinet thermostatique qui régule la température automatiquement, la VMC hygroréglable, une isolation renforcée par l’ouate de cellulose. Ensuite vient le confort intérieur acoustique : isolation de façade étudiée, double vitrage, aucune mitoyenneté des constructions. Le confort visuel a été pris en compte au niveau de l’orientation sud/sud-ouest des maisons et un traitement sans vis-à-vis dès la conception du projet. Le confort olfactif a également été étudié par le renouvellement de l’air grâce à la VMC. Mais c’est aussi la qualité sanitaire de l’air et de l’eau qui a été prise en compte.